Quitter le Québec en 2025–2026 : ce qui change vraiment pour les futurs expats
- Sédentaire - Réinventer simplement
- 12 déc. 2025
- 3 min de lecture
De plus en plus de Québécois envisagent de vivre à l’étranger, que ce soit pour le travail, la qualité de vie ou un changement de rythme. Pourtant, l’information disponible demeure largement orientée vers l’immigration au Québec, et beaucoup moins vers l’expatriation depuis le Québec. En 2025 et 2026, plusieurs éléments concrets influencent toutefois les projets d’expatriation, tant sur le plan légal que pratique.

Des visas temporaires plus accessibles… mais plus encadrés
Depuis 2023, plusieurs pays ont mis en place ou ajusté des visas destinés aux travailleurs à distance, aux entrepreneurs et aux personnes disposant de revenus autonomes. C’est le cas notamment en Espagne, au Portugal, en Italie et en Grèce, où des statuts de séjour temporaires permettent de vivre légalement dans le pays sans nécessairement intégrer le marché du travail local (sources : ministères nationaux de l’immigration, Commission européenne).
Toutefois, ces visas sont rarement des raccourcis vers la résidence permanente. Les critères sont désormais mieux définis : seuils de revenus, assurance santé obligatoire, durée limitée et exigences administratives claires. La tendance observée entre 2023 et 2025 montre un resserrement progressif des conditions afin d’éviter les abus, tout en maintenant l’attractivité économique de ces programmes (Commission européenne, OCDE).
Résidence fiscale : quitter le Québec ne suffit pas
Un point souvent mal compris concerne la fiscalité. Quitter physiquement le Québec ne signifie pas automatiquement cesser d’y être résident fiscal. L’Agence du revenu du Canada évalue la résidence fiscale en fonction des liens résidentiels, de la durée de présence, des sources de revenus et des intentions déclarées (Agence du revenu du Canada).
En parallèle, la majorité des pays européens appliquent leurs propres règles de résidence fiscale, généralement basées sur la durée de séjour annuelle. Sans planification adéquate, un expatrié peut se retrouver avec des obligations fiscales dans deux pays. Les conventions fiscales signées entre le Canada et plusieurs pays européens visent à éviter la double imposition, mais leur application dépend fortement de la situation individuelle (Gouvernement du Canada – Conventions fiscales).
Logement : la réalité est loin des clichés
Les grandes capitales européennes demeurent difficiles d’accès sur le plan du logement, tant en termes de disponibilité que de coût. Cette réalité est largement documentée dans les médias spécialisés et les plateformes d’information pour expatriés (Expatica). En réaction, une tendance claire se dégage : de nombreux expatriés se tournent vers des villes secondaires ou des régions moins touristiques, où le marché locatif est plus accessible et la pression moins forte.
Cette approche favorise une expatriation plus durable, moins dépendante des zones saturées, et mieux alignée avec un projet de vie à moyen ou long terme.
Intégration et langue : un facteur de plus en plus déterminant
Même dans les pays où l’anglais est largement compris, la connaissance de la langue locale devient un élément clé de l’intégration. Dans certains cas, elle est même exigée lors du renouvellement de permis de séjour ou pour l’accès à certains services. Les autorités migratoires mettent de plus en plus l’accent sur l’intégration sociale et linguistique, particulièrement pour les séjours prolongés (France – Service public, ministères nationaux).
Les témoignages d’expatriés convergent sur ce point : investir tôt dans l’apprentissage de la langue facilite l’accès au logement, aux services et au tissu social local.
Une expatriation plus structurée qu’avant
Les tendances observées entre 2023 et 2025 montrent une évolution claire : les projets d’expatriation sont moins improvisés qu’auparavant. Les Québécois planifient davantage leur départ, en tenant compte de la fiscalité, du système de santé, de la scolarité des enfants et de la stabilité administrative du pays d’accueil. Cette approche plus réfléchie est en partie une réponse au contexte post-pandémie et au resserrement de plusieurs politiques migratoires (OCDE).
En conclusion
S’expatrier en 2025–2026 demeure tout à fait possible pour les Québécois, mais le contexte exige une préparation sérieuse et bien informée. Comprendre les règles fiscales, les statuts de séjour disponibles et les réalités locales avant de partir permet d’éviter des erreurs coûteuses et de transformer un projet flou en projet viable.
L’accès à une information claire, centralisée et nuancée devient ainsi un élément clé pour toute démarche d’expatriation réussie.
Sources et références
Agence du revenu du Canada (ARC) – Résidence fiscalehttps://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/impot/particuliers/sujets/particuliers-residence.html
Gouvernement du Canada – Conventions fiscales internationaleshttps://www.canada.ca/fr/ministere-finances/services/conventions-fiscales.html
Commission européenne – Migration et mobilitéhttps://commission.europa.eu
OCDE (OECD) – Mobilité internationale et fiscalitéhttps://www.oecd.org
France – Service publichttps://www.service-public.fr
Ministères de l’immigration (Espagne, Portugal, Italie)https://www.inclusion.gob.eshttps://www.sef.pthttps://www.esteri.it
Expatica – Analyses et tendances expatshttps://www.expatica.com



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