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Notre expatriation en Espagne en 2027

L’idée de déménager dans un autre pays a commencé à germer après un voyage en Italie. Le genre de voyage qui te reste dans la tête très, très longtemps. À ce moment-là, on se disait surtout qu’à la retraite, ça pourrait être un projet le fun d’acheter une maison à 1 euro et de la rénover. C’était un plan lointain, presque irréaliste, mais qui nous faisait rêver.

En revenant au Québec, la vie a simplement repris. Le travail, les enfants et… la routine. Rien n’a changé du jour au lendemain. Avec le temps, on a commencé à ressentir une espèce de sentiment de sur-place. Après tout, notre famille était fondée, notre couple était solide, on était bien dans notre maison. C’était un peu la réalisation du rêve américain ou alors la crise de la quarantaine peut-être?

Et en même temps, on réalisait peu à peu que notre vie allait probablement se ressembler beaucoup pour les vingt prochaines années.
On s’est rendu tranquillement compte qu’on était de moins en moins connectés. On sentait une déconnexion avec le rythme, la façon de vivre et certaines valeurs autour de nous. Comme si ce qui nous convenait il y a quelques années ne nous convenait plus de la même façon aujourd’hui.

On trouve qu’au Québec, la vie va vite. Et il me semble que même quand on essaie de ralentir, on a l’impression que c’est la société au complet qui est construite comme ça. Tout est pressé et optimisé. C’est valorisé de travailler plus qu’il ne faut. On a eu une envie de ralentir pour vrai.

C’est là que l’idée du “plus tard” a commencé à changer. On s’est demandé pourquoi ce projet-là devait absolument attendre la retraite. On a aussi commencé à regarder autour de nous. On a vu des gens de notre entourage arriver à la retraite avec plein de projets, plein d’idées… et finalement ne pas les réaliser. Par manque d’énergie, à cause de leur santé, etc. Est-ce qu’on aurait encore la santé pour réaliser notre projet à nous?

À un moment donné, on s’est dit: on le fait. Au départ, on a pensé au Portugal. À ce moment-là, le visa n’était pas le même qu’aujourd’hui et l’achat d’un bien immobilier de 250 000 euros nous aurait donné une sorte de free pass vers un golden visa. Mais après un voyage là-bas cet été, on a réalisé que la langue serait un réel défi pour nous. Pas impossible, mais exigeant. Et à ce stade-ci de notre vie, on n’avait pas envie de se compliquer les choses inutilement.
On aurait pu considérer la France aussi, mais dans notre cœur, ce pays-là ne nous parle pas. Comme on part avec nos enfants, on trouve ça excitant d’apprendre une nouvelle langue, mais on veut se donner une chance quand même.

Aujourd’hui, on hésite surtout entre l’Italie et l’Espagne.
L’Italie nous attire énormément pour la culture, l’histoire, le mode de vie.
L’Espagne, de son côté, nous semble plus simple pour le quotidien. La langue est plus accessible pour nous, le rythme de vie aussi, l’immobilier et l’accès au visa également.

L’Europe nous parle aussi pour plein de raisons : Le rapport à l’alimentation. Le fait de manger mieux, de prendre le temps de manger, de ne pas toujours tout faire vite. Cette façon de vivre plus molo, plus ancrée dans le quotidien, nous attire beaucoup.
Il y a aussi la question du coût de la vie. On ne cherche pas le luxe d’une vie parfaite. On cherche quelque chose de plus simple, plus équilibré, et idéalement à un coût de la vie plus bas que celui qu’on connaît ici.

Nos filles font évidemment partie de la réflexion. Une est très ouverte à l’idée de déménager. L’autre vit ça beaucoup plus difficilement. Elle est plus vieille, donc plus consciente de ce qu’elle laisse ici : ses amies pèsent lourd dans la balance, même si on sait qu’elle s’en fera d’autres là-bas.
Est-ce qu’on va revenir vivre au Québec un jour?

Honnêtement, on ne le sait pas. On ne ferme aucune porte, mais on ne part pas non plus avec l’idée de garder un pied ici à tout prix. Ce qui nous motive surtout en ce moment, c’est l’envie de tout quitter et d’essayer quelque chose de complètement nouveau.

L’idée de recommencer ailleurs, dans un autre contexte, avec un autre rythme et une autre façon de vivre le quotidien, nous excite beaucoup. Ce n’est pas une décision prise à la légère, mais c’est un élan réel, un désir de changement qui va au-delà d’un simple ajustement.
On ne sait pas exactement où ça va nous mener, mais on sait que rester exactement où on est ne nous ressemble plus.

Érika

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